• Esprit, es-tu là?

     

    C'est marrant, un blog. On se dit qu'on va y écrire de temps en temps, comme ça, en passant, sans obligation. Et puis les jours se succèdent, riches et bien remplis de ce qu'on appelle la vie, avec ses moments de joie, de tristesse, d'ennui. Cet empilement de moments vous occupe à plein temps, jusqu'au jour où une messagerie électronique déshumanisée vous rappelle à l'ordre, en murmurant de sa voix inaudible que cela fait bien longtemps que vous n'avez rien commis et que la plateforme s'ennuie sans vous...

    C'est gentil, ça. Quelqu'un a pensé à moi! Ou plutôt quelque chose. Un robot a pensé à moi. Non, pas pensé. Trop anthropomorphique, ça. Quelque part, une procédure automatique a été enclenchée par l'absence d'activité ici. Rien de chaud, de tangible, de doux, de tendre. Juste une histoire de transistors et d'électrons (que les scientifiques pur jus me pardonnent, le ghost in the shell est pour moi un mirage absolu): 0, ça passe pas; 1, ça passe.

    Du coup, je me retrouve devant une page que j'ai bien envie de remplir. C'est fait pour ça, le blanc. Pour être noirci. Et du coup, mon objectif premier, qui était de venir zoner dans le coin suivant mes envies, sans obligation, se transforme en to do list bien moins spontanée. Je me demande si la machine m'en saura gré. Comment ça marche, la reconnaissance, quand on l'écrit en 0 et en 1? Y-a-t-il un dictionnaire humain/machine chez vous? Parce que chez moi, là, il y a surtout un rayon de soleil qui me taquine le coin de l'oeil et que j'aurais bien envie d'attraper, de peur qu'il ne file rejoindre ses compères aux antipodes...


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires